Notre « Notre Père » (commentaire)

Nos pères dans la foi, les cathares, les Bons Chrétiens médiévaux, ne connaissaient qu’une seule prière : le « Notre Père » (« Pater noster » en latin). Effectivement, selon le témoignage des évangiles, le « Notre Père » fut la seule prière que Jésus ait enseignée à ses disciples. C’est sans doute la raison pour laquelle, dans l’Église cathare, le « Pater » était l’office exclusif des Bons Chrétiens et des Bonnes Chrétiennes, les disciples du Christ. Seuls les croyants qui entraient en maison cathare pour se faire Bons Chrétiens étaient admis à s’associer à l’Oraison des Bons Chrétiens, car ils devenaient ainsi, eux aussi, des disciples du Christ. Ils s’engageait à suivre la voie de « justice et de vérité » que suivaient les Bons Chrétiens et les Bonnes Chrétiennes. Engagement qu’ils confirmaient lors de la Consolation, le véritable baptême chrétien.
Précisons encore que seuls les Bons Chrétiens étaient habilités « à tenir double », c’est-à-dire à prier à raison de deux séries de sept « Notre Père ». Les croyants ne pouvaient quant à eux s’associer à l’Oraison des Bons Chrétiens que sur une seule série de sept « Notre Père ». Ils étaient seulement habilités « à tenir simple ». 

En effet, cette Oraison que les Bons Chrétiens disaient à heure fixe plusieurs fois dans la journée, et même dans la nuit, était insérée dans une liturgie propre à l’Église cathare. Cette liturgie dirigée par un « Ancien » comprenait quelques formulations de pardon et de bénédiction, et surtout une « Adoration », au sens propre du terme1, « du Père, du Fils et du Saint-Esprit », accompagnée de prosternations.

La « tradition de l’Oraison », c’est-à-dire la remise de la prière du « Notre Père » par Jésus à ses disciples, est rapportée par deux évangiles seulement, Mathieu et Luc. Mais ces deux textes ne concordent pas. Comparons-les :

Mathieu 6 : 9 – 13

Luc 11 : 2 – 4

Notre Père, qui est aux Cieux,
Que ton nom soit sanctifié.
Que ton règne vienne.
Que ta volonté soit faite sur la terre comme  au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain supersubstantiel.
Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs,
Et ne nous induis pas en tentation,
Mais délivre-nous du mal.

Père,
Que ton nom soit sanctifié.
Que ton règne vienne.
………………………………………………
…..
Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien.
Remets-nous nos péchés car nous-mêmes remettons à tous ceux qui nous doivent,

Et ne nous induis pas en tentation.
…………………………

Nous observons que le texte de Luc est une recension courte et que celui de Mathieu est une recension longue. Nous notons aussi que les formulations sont similaires, sauf en ce qui concerne le pain. Dans Matthieu, il est dit « supersubstantiel » et dans Luc, « quotidien ». Mais cette divergence n’existe que dans le texte latin de la Vulgate, édité par Jérôme au IVsiècle, et non dans le texte grec. Là, il s’agit toujours d’un seul et même mot : « ἐπιούσιον » (epiousion). Or, ce mot est un hapax, c’est-à-dire un mot qui n’apparaît nulle part ailleurs que dans ce texte du « Notre Père ».

Ce mot peut être entendu de deux manières, soit comme un composé de « ἐπὶ » (epi : au-dessus) et de « οὐσία » (ousia : substance), c’est-à-dire « au-dessus de la substance », « supersubstantialis » en latin, soit comme une adaptation de l’expression populaire grecque « η επιουσια ηµερα » ( epiousia hêmera), littéralement « le jour du lendemain », ce qui signifierait, si on le transpose dans la prière : « donne-nous aujourd’hui notre pain du lendemain ». Ce qui n’est pas une contradiction puisque la pâte à pain était préparée la veille pour le lendemain. Il s’agirait bien dans ce cas-là d’un pain quotidien, la nourriture du corps. On comprend alors très bien pourquoi Jérôme a traduit « epiousion » par « supersubstantialem » dans Matthieu et « cotidianum » dans Luc. Il a traduit par les deux sens possibles.  Quant à Marcion, incapable de trancher sur le sens à donner à « epiousion », il a pris en compte les deux sens : « Donne-nous ton pain supersubstantiel, celui de chaque jour. »2, autrement dit le pain supersubstantiel quotidien.

Nous ne prétendons pas trancher ici la question, bien qu’il nous semble improbable qu’un mot inédit puisse avoir un sens banal. Nous nous contentons d’observer que les catholiques avaient retenu pour leur « Pater » le sens de quotidien, alors que les cathares avaient retenu le sens de supersubstantiel. Ainsi, le « Pater » cathare se distinguait du « Pater » catholique par l’affirmation que le pain, qui doit être demandé au Père, n’était pas celui qui nourrit le corps mais la nourriture spirituelle, autrement dit un pain spirituel.

Le « Pater » cathare se différenciait également du « Pater » catholique par l’adjonction de la doxologie finale qui était en usage chez les orthodoxes, et que l’on traduit traditionnellement ainsi : « Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles ». Mais nous savons aujourd’hui qu’il s’agit d’une interpolation relativement tardive. 

Mais au-delà de cette rétrospective historique, quel sens peut avoir le « Notre Père » pour des cathares d’aujourd’hui ? Quelle place doit-il occuper dans l’Église cathare ? Car il ne s’agit pas d’ânonner des phrases qui ne font plus sens, ni de singer une pratique médiévale dépassée, mais bien de réinventer, c’est-à-dire de trouver un nouveau un sens et une pratique du « Notre Père » qui soient conformes aux lumières de notre siècle. Il faut réactualiser un texte qui était en phase avec son époque mais qui ne l’est plus forcement avec le nôtre. Or, justement, les recherches et les découvertes des spécialistes des textes bibliques permettent de remettre en question le texte traditionnellement admis.

Ce texte traditionnellement admis est une fusion du texte de Matthieu et de Luc. C’est ainsi que « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » reformule le texte de Matthieu : « Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs » et de Luc : « Remets-nous nos péchés car nous-mêmes remettons à tous ceux qui nous doivent ». On a gardé l’idée exprimée par les deux textes plutôt que la lettre de l’un des deux textes.

Mais prenons maintenant le texte traditionnel et soumettons-le à la critique moderne pour dégager les idées et les imperfections dans le but d’établir un texte approprié à notre époque.

Notre Père, qui est aux Cieux,

Pourquoi conserver l’ajout de Matthieu, « qui est aux cieux », alors que Luc s’en tient à « Père » ?

Qui peut croire aujourd’hui que Dieu habite les cieux comme on se l’imaginait dans l’antiquité ? Nous savons bien que les cieux sont vides et qu’il n’y a au-delà de nos cieux qu’un vaste univers aussi vide de Dieu qu’il est obscur et glacé. Dieu n’habite pas les cieux et nous n’avons pas à le situer excepté en nous-même. C’est ce que Paul dit aux Coritnhiens : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (I Corinthiens 3 : 16).

Il nous faut donc retenir tout simplement Notre Père, comme Luc, car il est bien nôtre. Il est présent en nous-même.

Que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne vienne,

Marcion, premier auteur du canon évangélique vers le milieu du IIsiècle, ignorait ces deux demandes. Il ne connaissait que celle-ci : « Que ton Esprit Saint vienne sur nous et qu’il nous purifie ». Cette leçon est confirmée par deux manuscrits, cotés 72 et 162, et c’était celle-ci qui était utilisait par Grégoire de Nysse et Maxime le Confesseur. D’ailleurs, l’une des très anciennes exégèses de la variante « Que ton règne vienne » était comprise dans le sens de la leçon de Marcion. Elle n’était pas l’attente de l’instauration du royaume de Dieu sur terre, mais bien du règne de l’Esprit Saint en chaque homme. C’était cela le royaume de Dieu, le règne du Père à venir.

Nous retenons donc la formulation de Marcion : Que ton Esprit Saint vienne sur nous et qu’il nous purifie. Elle nous semble autrement plus significative que la sanctification du nom de Dieu et l’instauration de son règne sur la terre. Ce sont là des aspirations propres au messianisme juif qui ne nous concernent pas et qui sont révolues.

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

Sachons tout d’abord que cette traduction ne rend pas l’esprit du texte grec. Pour être plus fidèle, il faudrait plutôt traduire : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme elle l’est au ciel ». Car il s’agit bien de reproduire « en bas » ce qui est « en haut ». Mais quelle que soit la traduction, nous retombons sur les mêmes travers vus dans les formulations précédentes. Dieu n’habite pas les cieux et nous n’attendons pas l’instauration d’un règne de Dieu sur la terre. Nous devons au contraire nous défier d’une telle idée qui se nomme théocratie et dont on ne connaît que trop le pouvoir néfaste, pour ne pas dire « diabolique ». Nous savons en effet que selon l’Évangile, celui qui règne sur le monde c’est le diable (cf. Luc 4 : 3 – 8). Jésus a déclaré au contraire : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18 : 36). En effet, la volonté du Père manifesté en Jésus-Christ ne peut vouloir imposer sa volonté dans un monde qui n’est pas le sien. Il n’est donc pas possible de comprendre et de formuler cette demande telle qu’elle est exprimée. Au contraire, c’est tout autrement que la volonté du Père doit se réaliser sur la terre. Nous devons comprendre que la volonté du Père est celle de la propagation de la dilection sur la terre car, comme le dit l’Épître de Jean, « Dieu est dilection » (I Jean 4 : 8). Or, comme la terre est incapable de dilection, c’est plutôt le règne de la prédation et du droit du fort sur le faible, il faut comprendre que cette volonté de Dieu, la dilection, doit se réaliser en nous et nulle part ailleurs. La volonté de Dieu doit se substituer à notre volonté propre qui est liée à ce monde. C’est bien cela que nous devons demander par la pratique du Notre Père.

C’est pourquoi, préférant l’esprit à la lettre, il nous faut reformuler en demandant : Que ta volonté soit faite en lieu et place de la nôtre, car notre volonté est celle du vouloir vivre attaché à notre peau ; volonté qui anime tout être en ce monde. C’est elle qui nous incline au mal, à tout mal, alors que la volonté du Père nous appelle à réaliser tout Bien. Or, si nous comprenons bien la conversion chrétienne3, elle est dessaisissement de cette volonté de vivre attachée à notre peau, de sorte qu’un véritable chrétien peut dire comme Paul : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2 : 20).

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,

En croyant que Dieu intervient en ce monde, et que ce monde serait le sien, on en arrive à des aberrations qui nous attachent encore davantage à ce monde. Nous attendons de Dieu qu’il veille à notre subsistance, mais on ne veut pas réaliser que Dieu est précisément le grand absent de ce monde et que ce monde n’est pas le sien. Combien d’affamés ont déchanté devant le silence de Dieu à leur demande de pain ? Aucune prière n’a empêché les famines. Il faut absolument se défaire de cette illusion aussi vieille que les religions de ce monde. Les hommes ont toujours supplié leurs dieux de leur accorder quelques bienfaits nécessaires à leur subsistance. Par conséquent, le sens de cette demande doit être, elle aussi, comprise tout autrement. Que ce pain soit supersubstantiel ou quotidien, il ne peut s’agir que d’un pain spirituel quotidien, comme le comprenait Marcion. C’est bien ce que nous enseigne le récit de la tentation de Jésus au désert. Au diable qui propose à Jésus de transformer des pierres en pains, Jésus réplique : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4 : 4). Il ne fait aucun doute que Jésus ait enseigné à ses disciples de demander ce pain-là, celui du verbe de Dieu : Ce pain que le Christ multiplie à la foule venue l’écouter (cf. Luc 9 : 16) ; ce pain encore que Jésus donne à ses disciples « en mémoire de moi » (Luc 22 : 19) ; ce pain toujours, en lequel le Christ semble disparaître après l’avoir béni et donné aux disciples d’Emmaüs (cf. Luc 24 : 30 – 31).
N’en doutons pas, ce pain est un pain spirituel. C’est l’Évangile personnifié par le Christ. Le Christ le dit d’ailleurs lui-même : « Je suis le pain de vie » (Jean 6 : 48).

C’est pourquoi il nous faut reformuler simplement cette demande en : Que nous recevions notre pain spirituel de ce jour.

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés,

Nous voyons bien dans cette demande que le pardon du Père est intimement lié au fait que nous pardonnons nous-mêmes les offenses que les autres nous font. Si nous comprenons bien, le pardon de Dieu, c’est le nôtre. C’est bien parce que nous acceptons de pardonner, c’est-à-dire de ne plus jamais tenir compte des offenses subies, que nos offenses sont à jamais pardonnées. Comme nous l’avons vu précédemment, Dieu n’intervient pas à notre place, il n’agit qu’en nous et à travers nous. C’est à nous à pardonner et à effacer à jamais les offenses qui nous sont faites.

C’est pourquoi, encore une fois, il nous faut reformuler de manière compréhensible cette demande en : Que nos offenses soient pardonnées et effacées à jamais, en cela même que nous le faisons les uns pour les autres.

Et ne nous induis pas en tentation,

Là, il s’agit d’une demande qui n’a pas cessé de poser problème depuis 2000 ans. Cela tient à la forte ambiguïté du texte grec. Le terme grec « πειρασμόν » (peirasmon) peut signifier aussi bien la tentation que l’épreuve. Une épreuve n’est pas forcément une tentation, mais une tentation reste toujours une épreuve. Mais si on pense que le Père induise lui-même en tentation, c’est un contresens puisque l’Épître de Jacques dit bien en toutes lettres : « Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne » (Jacques 1 : 13). Le récit de la tentation du Christ au désert nous montre bien que c’est le diable qui tente et non Dieu. C’est donc tout autrement qu’il faut comprendre cette demande. Cette phrase peut être en effet réinterprétée comme une demande à « ne pas succomber dans l’épreuve ».

Et c’est bien ainsi qu’il nous faut traduire cette demande : Que nous ne succombions pas dans l’épreuve.

Mais délivre-nous du mal.

Là encore, le texte grec pose problème. Il s’agit du mot « πονηροῦ » (ponerou) qui correspond à mauvais et à ses synonymes : méchant, mal, pervers, malin etc. Comme en latin, il est impossible de savoir quel sens donner à « malum », l’équivalent du grec « poneros ». Est-ce le Mal métaphysique et absolu ? Le mal moral, ce qui n’est pas bien ? Ou le diable en personne, le Malin ? Les catholiques ont retenu le mal moral et les orthodoxes, le Malin en personne. Mais nous préférons encore une fois retenir la leçon marcionite qui garde le sens premier « le Mauvais », car c’est bien ce que Paul entend quand il dit : « Mais le Seigneur est fidèle, il vous affermira et vous gardera du Mauvais (ponerou) » que les traductions rendent communément par Malin. « Poneros » est d’ailleurs le mot employé pour désigner le diable dans l’évangile de Matthieu et les démons dans l’évangile de Luc. Les Orthodoxes ont raison. Il s’agit du Malin, le diable maître de ce monde. Nous traduirons donc comme le faisait Marcion : et surtout, que nous soyons délivrés du Mauvais.

Quant à la doxologie finale, nous savons aujourd’hui qu’il s’agit d’une interpolation tardive et qu’elle n’a pas lieu d’être conservée dans la prière transmise par Jésus à ses disciples.

Enfin, avant de donner l’intégralité du notre « Notre Père » tel que nous l’avons reformulé, il nous faut faire une dernière remarque.

Le texte du « Notre Père » n’est jamais écrit à la première personne du singulier, « Mon Père… délivre-moi », mais à la première personne du pluriel, « Notre Pèredélivre-nous ». La prière n’est pas une demande personnelle. C’est l’Église, la communauté vivante d’hommes et de femmes qui se sont dessaisis de leur personne et de leurs biens pour suivre la voie du Christ, qui, dans son unité, prie. La prière n’est pas une adresse, répétons-le encore, à un Dieu extérieur, mais à un Dieu rendu présent par ces deux ou trois rassemblés en son nom : « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matthieu 18 : 20). C’est pourquoi, l’Oraison cathare comprend une triple adoration du « Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Les Bons Chrétiens et Bonnes Chrétiennes reconnaissaient dans leur assemblée la réalité de cette Présence spirituelle. Et ils étaient en cette Présence spirituelle parce qu’ils étaient rassemblés et unis dans la prière au nom du « Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Ils étaient, pour chacun d’eux, présence de cette Présence spirituelle parce qu’ils le vivaient et le confessaient. C’est bien ce que nous dit le rituel cathare de Lyon : « vous devez comprendre que, quand vous êtes devant l’Église de Dieu, vous êtes devant le Père, le Fils et le Saint Esprit. Car l’Église signifie « assemblée », et là où se rassemblent les vrais chrétiens, là est le Père, le Fils et le Saint Esprit ».

Il ne nous reste maintenant plus qu’à donner le texte du « Notre Père » dans son ensemble qui, pour rendre immédiatement visible les sept demandes, est agencé de manière non académique :

Notre Père,
Que ton Esprit Saint vienne sur nous, et
Qu’il nous purifie
.
Que ta volonté soit faite en lieu et place de la nôtre.
Que nous recevions notre pain spirituel de ce jour.
Que nos offenses soient pardonnées et effacées à jamais,
en cela même que nous le faisons les uns pour les autres.
Que nous ne succombions pas dans l’épreuve, et surtout
Que nous soyons délivrés du Mauvais
.
Amen.

LIRE LE NOTRE PÈRE

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1   Le mot adoration provient du latin « ad orare » qui signifie littéralement « prier devant ». Adorer signifie donc « prier en la présence de ».

2   Homélies sur Saint Luc, Origène, fr. 75.

Voir à ce sujet notre page « La conversion chrétienne » dans l’onglet « Réflexions Cathares ».

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